La mondialisation bénéficie-t-elle à tous les pays ?

18 avril 2012

La mondialisation réduit-elle le nombre des emplois ?

La mondialisation réduit-elle le nombre des emplois ?

On affirme parfois que la concurrence étrangère – en particulier la concurrence venant de Chine et d’autres économies émergentes riches en main-d’oeuvre – entraînera un phénomène de déplacement de la plupart des emplois, dans les pays à hauts salaires, des activités permettant des échanges vers les activités qui ne peuvent faire l’objet d’échanges. Le déplacement des emplois du secteur manufacturier vers les services est parfois interprété comme une indication que ce processus est déjà engagé. Cependant, un tel processus n’est pas tenable et il est peu probable que les échanges conduisent à une baisse de l’emploi global à long terme. Les pays de l’OCDE qui importeraient mais n’exporteraient pas viendraient vite à manquer de devises nécessaires pour financer leurs importations, de sorte qu’ils devraient ou bien cesser d’importer ou bien recommencer à exporter. Ni la dimension des économies émergentes ni l’importance grandissante des délocalisations ne remettent en cause la logique de l’avantage mutuel qui fonde les échanges, selon le principe de l’avantage comparatif.

Les échanges internationaux créent-ils donc autant d’emplois qu’ils en détruisent ? Il est difficile de répondre à cette question, car il est bien souvent impossible de dire si les échanges sont responsables, précisément, de telles ou telles créations ou destructions d’emplois. Ce qui est clair c’est que la mondialisation est compatible avec des taux d’emploi élevés dès lors que des politiques judicieuses sont en place sur le plan intérieur. De fait, le ratio emploi/population s’est élevé, et le taux de chômage a baissé, au cours de la dernière décennie, dans la plupart des pays de l’OCDE, alors même que les échanges et l’investissement direct étranger (IDE) s’intensifiaient. En outre, l’emploi n’est pas systématiquement plus faible dans les pays les plus ouverts aux échanges et à l’IDE (graphique 1). De fait, les taux d’emploi atteignent les niveaux les plus élevés dans les pays nordiques et en Suisse, qui sont tous des pays à économie très ouverte.

Résumé: Pour l'instant la mondialisation ne réduit pas le nombre d'emplois mais les déplacent, Par contre à long terme il est possible que le nombre d'emplois vienne à baisser, Si chaque pays à une bonne politique le taux de chômage pourrait devenir nul,

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17 avril 2012

la mondialisation de la chine au niveau mondial

“Made in China”, il est désormais sûr que ces 3 mots vont devenir de plus en plus courant. Pour quelle raison ? La Mondialisation , ce phénomène a commencé après la 2nd guerre. Elle visait a obtenir des accords commerciaux, notament tarifaire, sur l’échange de biens, Au fil des années et du soutien du GATT, de nos jours l’OMC, ce phénomène s’est étendu à la planète et concerne un grand nombre d’acteurs qui, malheureusement, ne sont pas tous gagnants. En effet, on peut se poser des questions sur le véritable gain de la mondialisation pour chaque acteur. La mondialisation est-elle bénéfique pour tous ? Nous étudierons dans un premier point ses effets possitifs puis ses aspects négatifs.

La Mondialisation a permis à de nombreux pays de pouvoir s’ouvrir les uns aux autres et pas uniquement sur le plan monétaire. L’ouverture des frontières a permit également la libre circulation d’hommes et de pensées. Il est courant voir commun de nos jours de lire des articles étrangers couvrant nos pages de magazines. Les Etats Unis en sont un bon exemple. Sur un plan plus économique, la Mondialisation, comme citée précédement, a permit d’ouvrir les frontières en abaissant considérablement et même parfois supprimant le coût d’import/export. Cela a entrainé une hausse de la concurence sur le marché qui ne se prétend plus être fermé aux autres acteurs qui engendre également une hausse de la demande. Une entreprise étant capable de répondre aux attentes du marché voit considérablement sa compétitivité augmentée. La Chine en est un parfait exemple. Elle a su s’implanter sur le marché dans les années 80 et à repondu aux besoins que certaines ne souhaitaient pas traitées. Ces conséquences on été très positives comme on peut le constaté à l’heure actuelle. Le niveau de vie a plus que doublé en 30 ans. Cet essort sans précédent représente le nouveau rêve des pays peu développés qui eux on subit de plein fouet la domination des grands trusts.

En effet,  la théorie de la mondialisation admet que chaque pays possède l’avantage concurentiel sur un autre. Or la réalité est plus cruelle. Prenons l’exemple de l’Afrique qui reste actuellement le pays le plus en marge de tout. Selon la mondialisation,  l’Afrique doit posseder un secteur qui l’avantage face aux autres sur le marché. Le quel ? Il est vrai que l’agriculture et la vente de ses produits éxotiques serait un atout qui n’a pas de concurents. Cependant, l’agriculture Africaine peut-elle être subventionnée autant qu’une agriculture occidentale ? En effet, là où manque un savoir faire, il peut être acheté. Cela reste une règle en économie. Que reste t’il alors ? Souvent que les yeux pour pleurer car en étant incapable de jouer sur la cour des grands, ils se retrouvent dominer par ne autres économie créant un fossé s’aggrandissant de jour en jour. Il ne faut pas croire que la mondialisation n’apporte rien qu’aux pauvres. La crise des subprimes américianes est également dû à cette dernière. Pour être plus globale, la mondialisation affecte positivement, dans chaque pays, la couche sociale la plus élevé aux dépends de la couche la plus basse.

La Mondialisation a eu des ratés mais reste globalement positive pour l’économie mondiale. Il serait normal voir obligatoire que les autorités économiques mondiales s’interpellent et agissent pour ne plus laisser d’acteur sur le banc de touche quitte à sacrifier quelques avantages que possède les grands.

Résumé: La mondialisation est bénéfique pour de nombreux pays en particulier pour la Chine car depuis l'ouverture des frontières le cout de l'import/export à baissé, ce qui permet donc une hausse de la concurrence mais également une hausse de la demande pour les pays capables a y répondre,

 

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La mondialisation accentue-t-elle les inégalités ?

La mondialisation accentue-t-elle les inégalités ?

Les Echos n° 20015 du 01 Octobre 2007 • page 17

La question des inégalités est l'une des plus cruciales du débat public sur la mondialisation. Si on laisse de côté les questions de mesure des inégalités, fortement débattues chez les économistes et aboutissant forcément à des conclusions différentes, on peut globalement formuler quelques observations.

Les inégalités entre pays (les 10 % les plus riches et les 10 % les plus pauvres) se sont indiscutablement accrues. Si on prend en considération non pas les pays mais les revenus des ménages, on aboutit au même constat. La mondialisation accentue les inégalités. Mais cela la délégitime-t-elle pour autant ? Rien n'est moins sûr. Tout d'abord parce qu'il y a inégalités et inégalités. Si, par exemple, on pondère le poids des pays par rapport à leur population c'est-à-dire que l'on tient compte du fait que le Ghana et la Chine n'ont pas la même population, on constate une sensible régression des inégalités et cela essentiellement en raison de la croissance chinoise et indienne. De fait, la croissance des pays en développement croît depuis 2003 trois fois plus vite que celle des pays du G7. On est très loin de la caricature d'un monde s'appauvrissant sous les yeux d'une minorité de privilégiés indécents.

C'est là où il faut préciser un point essentiel. Ce n'est pas parce que les inégalités s'accroissent qu'un pays régresse. C'est même souvent le contraire. L'idée selon laquelle l'inégalité se traduirait par un enrichissement des riches et un appauvrissement des pauvres est le plus souvent une contrevérité. L'inégalité signifie souvent que l'enrichissement des plus riches s'accroît plus vite que celui des plus pauvres. Cela est probablement injuste, mais cela n'a rigoureusement rien à voir avec une sorte de paupérisation. C'est d'ailleurs pour cela que l'accroissement des inégalités n'est nullement contradictoire avec un recul de la pauvreté absolue. On peut avoir moins de pauvreté et plus d'inégalités, de même que l'on peut avoir plus de pauvreté et moins d'inégalités quand par exemple la dynamique de développement est faible.

Enfin, même si l'inégalité s'accroît aux deux bouts de l'échelle sociale, cela ne signifie pas forcément que cette inégalité s'est généralisée dans toutes les couches de la population. Si on prend comme mesure non pas les 5 % les plus riches et les 5 % les plus pauvres, mais les 20 % les plus riches et les 20 % les plus pauvres, on aboutit parfois à des conclusions très différentes. C'est pourquoi parler de l'accroissement des inégalités sans dire de quelles inégalités on parle n'a aucun sens, même si le sujet peut alimenter les discussions du café du commerce ou les débats politiques.

Reste néanmoins à savoir pourquoi les inégalités de revenus à l'intérieur d'un très grand nombre de pays augmentent, au point qu'aujourd'hui, la Chine est statistiquement aussi inégalitaire que les Etats-Unis. Là aussi, les réalités sont complexes. La théorie libérale de l'échange a toujours considéré que l'ouverture des marchés réduisait les inégalités car elle favorisait, sur la base de l'avantage comparatif, aussi bien les travailleurs qualifiés du Nord que les travailleurs non qualifiés du Sud. Mais dans les faits, les choses ne se passent pas tout à fait de la sorte. Il est indéniable que la première source d'inégalités internes résulte de l'écart croissant de rémunération entre travailleurs qualifiés et travailleurs non qualifiés. Mais on ne peut pas dire pour autant qu'au niveau mondial, cela défavorise mécaniquement les travailleurs non qualifiés du Sud. Beaucoup d'études montrent en fait que la rareté du travail disponible profite avant tout aux travailleurs qualifiés. Autrement dit, même si le travail est non qualifié, ce sont des travailleurs qualifiés qui le prennent. C'est un problème que l'on connaît d'ailleurs en France aussi et notamment dans les emplois de la fonction publique où l'on ne peut pas refuser un emploi à une personne sous prétexte qu'elle serait surqualifiée.

Dans l'étude américaine la plus exhaustive qui a été faite sur le lien entre mondialisation et inégalités, on se rend compte en réalité qu'il existe une infinité de situations qui interdisent soit de conclure que la mondialisation réduit les inégalités, ce qui est la thèse libérale, soit qu'elle les accroît de manière linéaire et inéluctable. En Asie, par exemple, les deux pays les plus inégalitaires sont le Népal (presque totalement fermé) et la Chine (très ouverte). Parmi les moins inégalitaires, on trouve la Corée (de plus en plus ouverte et développée) et le Pakistan (peu ouvert et très mal développé).

Ces inégalités se retrouvent à l'intérieur d'un même pays, d'un groupe social à l'autre, mais à l'intérieur même d'un même groupe social. Cela vaut pour la Chine où les inégalités sociales sont d'abord et avant tout des inégalités régionales. Mais cela vaut aussi pour des paysans africains. Celui qui pourra exporter facilement ses produits pourra profiter de l'ouverture alors que celui qui vit dans une région enclavée ne bénéficiera pas de cette opportunité tout en payant des produits importés de plus en plus chers. C'est l'une des raisons pour laquelle il est très difficile de dire que la libéralisation des échanges agricoles profitera à tous ou qu'à l'inverse elle les ruinera tous.

En réalité, on ne peut de cette complexité tirer que deux enseignements. Le premier est qu'il est indéniable que sur le moyen-long terme, le choix de l'ouverture est le plus bénéfique au développement. Car il n'y a tout simplement aucun contre-exemple démentant cette réalité. Simultanément, il serait illusoire de penser que l'ouverture économique serait un bienfait en soi en l'absence de stratégie globale de développement ou de redistribution. Et cela est tout à fait fondamental. Il suffit pour s'en convaincre de regarder les pays pétroliers arabes ou africains très peuplés. Ce sont des pays très ouverts, mais cette ouverture sur le monde s'accompagne le plus souvent d'une stratégie délibérée de non-développement. Des pays comme la Libye, l'Algérie ou le Nigeria en sont l'illustration la plus caricaturale. Tout est fait pour importer des produits pour mieux empêcher la création de pôles nationaux de richesse qui viendraient porter atteinte aux bénéficiaires de la rente. Mais ce problème se retrouve chez nous, même s'il est moins aigu. En Europe, des pays confrontés à une même ouverture parviennent à des résultats fort différents en termes d'équité. On peut même dire que les pays à tradition égalitaire restent assez égalitaires tandis que les pays traditionnellement inégalitaires le restent aussi. La variable politique est donc essentielle. Et c'est sur elle qu'il faut agir plutôt que de se demander abstraitement si la mondialisation est bénéfique ou non au développement.

 

ZAKI LAÏDI

ZAKI LAÏDI est politologue au Centre d'études et de recherches internationales (Ceri).

Résumé: On ne peut pas parler d'inégalités si l'on parle en terme de densité de population car un pays très peu peuplé peut avoir une croissance très rapide contrairement à des pays beaucoup peuplé, ce qui permet alors de réduire les inégalités,

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La mondialisation est-elle bénéfique à tous les pays

 26.11.2008

La mondialisation est-elle bénéfique à tous les pays? (lolorenza, 18 ans)

Schématiquement, le principe économique régissant la mondialisation - qui est en fait une accélération et une amplification dans échanges entre différents partenaires commerciaux autour du globe - est de favoriser la spécialisation de chaque pays dans un domaine ou il possède un avantage comparatif. L’idée derrière cette conception économique est que, si les différentes parties commerçantes - en l’occurrence les différentes nations - se spécialisent dans un type de production plutôt que de disperser leurs forces dans tous les activités à la fois, la complémentarité des échanges dégagera une plus-value. C’est en quelque sorte l’idée de diviser les activités pour être plus efficace.

C'est ainsi que, par exemple, certains pays d'Amériques Latine échangent sur le marché mondial plutôt des produits agricoles alors que les pays occidentaux se concentrent sur la production de produits manufacturés à haute valeur ajouté. Peu à peu les nations sont donc devenues beaucoup plus interdépendantes et beaucoup moins autarciques. Idéalement, dans une telle perspective la plus-value engendrée par la mondialisation se redistribue entre les différentes parties à l’échange. Toutefois, ce phénomène n'est pas parfait car de nombreux rapport de pouvoir concernant la redistribution de cette plus-value globale existent et des inégalités demeurent.

Pour maintenir leur train de vie les nations occidentales se sont petit à petit focalisées sur la production de biens et services à forte valeur ajoutée basée sur une suprématie technologique (biotechnologie, aéronautique, etc.), culturelles (branding et marketing) et financière (services financiers et assurances). Une course aux savoirs s’est engagée et, progressivement, les activités purement industrielles ont été délocalisées. Cette course aux savoirs s’est par exemple illustrée au travers de certaines politiques cherchant à former et recruter les meilleurs chercheurs de différents pays pour bénéficier de leur compétence et ainsi rester compétitif (certain auteurs parlent de « brain drain »). Parallèlement à cela, de nombreux outils financiers ou institutions financières ont été développés pour permettre des investissements plus aisés à l’échelle planétaire. Aussi, les pays développés ont développé de nombreux services dans ce domaine permettant de créer une forte valeur ajoutée. Ainsi, une concentration des savoirs et de la finance est apparue dans ce que nous appelons couramment les pays développés (Europe, Etats-Unis, Japon, etc.). En grande partie, cette accumulation, source de pouvoir, a permis à ces nations de garder un contrôle sur le marché international et de pouvoir s’octroyer une grande part de la plus-value créée par la mondialisation.

Certes, certains nouveaux pays sont parvenus à en bénéficier. Les cas les plus souvent cité sont ceux de la Chine, de l’Inde, de la Russie et du Brésil. Annalee Saxenian (The New Argonauts: Regional Advantage In A Global Economy, 2007) explique par exemple comment certaines régions de Chine et d’Inde sont parvenues également à entrer dans le jeu de la course aux savoirs en profitant du retour de chercheurs indigènes ayant étudié et pratiqué quelque temps aux Etats-Unis. Toutefois, ce phénomène ne remet pas fondamentalement en question le fait que les bénéfices de la mondialisation sont redistribués inégalitairement. Il montre simplement l’apparition de nouveaux acteurs le long de la hiérarchie de nations commerçantes.

Finalement, il ne faudrait surtout pas oublier que le phénomène qui vient d’être décrit à l’échelle des Etat-Nations est également vrai à l’échelle des régions. En effets, l’accumulation des savoirs et de la finance a laissé pour compte de nombreuses régions au sein de pays. Le cas des régions de l’automobile aux Etats-Unis en est un bel exemple. De même, gardons à l’esprit que dans les pays en transition, c’est surtout quelques régions urbaines qui tirent le meilleur profit de la mondialisation. Il en est de même pour la concentration du pouvoir financier dans un petit nombre de villes interconnectées (Saskia Sassen, The Global City, 2001).

Il est très difficile de dire si la mondialisation est bénéfique à tous les pays. Certainement a-t-elle permis une croissance économique sans précédant à un niveau mondial. Cependant, cette plus-value s’est faite en grande partie sur l’exploitation de ressources naturelles dont le coût sur l’environnement global a certainement été sous-estimé. Une chose semble toutefois claire, et la crise financière actuelle est là pour le rappeler, les pays du globe sont devenus extrêmement interdépendants. Et si la répartition des bénéfices de la mondialisation restera discutée, le partage de ses problèmes est incontestable.

Hugues Jeannerat, doctorant. Institut de Sociologie, Université de Neuchâtel.

Résumé: Les pays pour s'enrichir ont choisit de se concentrer uniquement sur une activité à la fois, ce qui leur permet d'avoir les meilleurs chercheurs de leur domaine,

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Qu’est-ce que la mondialisation ?

Qu’est-ce que la mondialisation ?

Ce mot est aujourd'hui dans toutes les bouches et sonne bien souvent comme une fatalité qui s'abat sur la planète. Eh oui, c'est la mondialisation ! C'est comme ça, on ne peut rien y faire !
On croit rêver. En ce début de 21ème siècle, la mondialisation semble relever d'un phénomène surnaturel qui échappe à la raison si on en juge le comportement de bien de nos concitoyens.

Que la mondialisation signifie la circulation des informations, des marchandises et des personnes à travers le monde, alors pas de quoi en faire une histoire !
Les échanges d'un bout à l'autre de la planète ne datent pas d'hier même si aujourd'hui on constate une forte augmentation de ces échanges sous le coup du développement technologique.

La mondialisation, vue sous cet angle, ne s'applique guère aux êtres humains. La liberté de circulation pour les marchandises, pas pour les hommes : que des hommes et femmes, fuyant la misère, des dictatures ou des guerres civiles à la recherche d'un travail, s'avisent de vouloir rejoindre des pays plus riches, et aussitôt les gouvernements de ces pays dressent un arsenal juridique pour mieux les rejeter.
C'est de cela que témoigne aujourd'hui la lutte des sans-papiers ; sans-papiers qui subissent l'acharnement du gouvernement de la gauche plurielle.

Derrière le mot mondialisation se cache une organisation de la production et de la circulation de ses produits. La mondialisation est un mot bien pratique qui suggère un nouvel ordre mondial mais qui prend soin d'éviter de le décrire.
La mondialisation masque en fait la prise de contrôle de la planète par les grands groupes industriels et financiers privés.
La mondialisation avance à couvert et se pare d'une respectabilité en se glissant dans les habits de l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce), du FMI (Fonds Monétaire International), de la Banque Mondiale, etc.
Ces entreprises mondiales se font bien sûr aider par les gouvernements.

Pour s'en convaincre, il faut se souvenir des mesures adoptées par les gouvernements français : indépendance de la Banque Centrale et privatisation massive en cours de tous les services publics par des gouvernements dits de gauche, n'ayant de socialiste ou de communiste que le nom. C'est l'abandon par l'Etat de gestion du bien commun ; la privatisation de l'eau est un des exemples les plus flagrants du vol d'un bien commun par les firmes.

Dans ce cadre, sous couvert de la construction européenne, on mondialise à tour de bras ; aujourd'hui par exemple, c'est une directive européenne concernant la libéralisation des services postaux européens qui est sur le point d'être présentée au conseil des ministres et au parlement européen. Comme le savent parfaitement les personnels, "les conséquences en terme d'emploi et de qualité des services rendus aux usagers sont désastreuses : la moitié des bureaux fermés en Finlande par exemple, des dizaines de milliers de suppression d'emplois et des augmentations de tarifs pouvant dépasser 70% pour les particuliers, seules les grandes sociétés y trouvant leur compte" (SUD-PTT).

Face à cette mondialisation destructrice dont le seul objectif est le profit pour quelques-uns, l'attitude fataliste dont témoignent bien des discours est contredite par les luttes de résistance à cet ordre destructeur de toutes les richesses d'une planète "limitée".

Après l'échec de l'AMI, les mobilisations de Seattle, qui ont rassemblé des milliers manifestants venus de tous les coins du monde, ont fait reculer pour un temps les projets des gouvernements et des firmes capitalistes. L'extraordinaire écho rencontré depuis l'été 1999 par l'action symbolique du " démontage " du McDonald's de Millau est un signe d'encouragement ; José Bové, éleveur de brebis sur le Larzac, incarcéré à la suite de l'action de Millau a été libéré à l'issue d'une campagne de mobilisation à l'échelle internationale.

Le 30 juin 2000 a lieu le procès des militants impliqués dans le démontage du McDonald's. Nul doute que l'appel au rassemblement lancé par le Comité de soutien permettra de faire de ce rassemblement un moment de convergence des luttes contre la mondialisation libérale et des résistances à la répression du mouvement social.

Résumé: La mondialisation désigne l'expansion et l'humanisation à l'échelle mondiale des liens d'interdépendance entre les nations, les activités et les systèmes politiques, Cela évoque aussi les transferts et les échanges internationaux de biens, de main-d'œuvre et de connaissances,

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